Le Vénézuéla post-Maduro : un futur incertain ?
Il y a 2 mois, le président vénézuélien Nicolas Maduro a été capturé par les Etats-Unis, prétextant une nécessité de le juger pour des peines liées au trafic de drogue et à la possession d’armes. Pourtant, quelques heures après cette arrestation par l’armée américaine, Donald Trump avait déjà promis l’exploitation des réserves pétrolières du pays sud-américain. Celui-ci avait été jusqu’à accuser le Vénézuéla d’avoir « volé » du pétrole aux États-Unis.
Avec environ 303 milliards de barils, le Venezuela détient les plus grandes réserves prouvées de pétrole au monde, soit environ 17 % du total mondial. Alors quel était réellement l’objectif ultime du gouvernement Trump lors de l’attaque vénézuélienne ? Selon Marco Rubio, le nouveau secrétaire d’État américain, Washington visait un transfert du contrôle des ressources naturelles, sous un gouvernement démocratique stable. Les relations diplomatiques américano-vénézuéliennes avaient été effectivement rompues en 2019, après le refus par les Etats-Unis de reconnaître la première réélection à la présidence de Nicolas Maduro. Désormais, les rapports entre les deux pays ont été rétablis avec la nomination d’un chef de mission diplomatique aux Etats-Unis par Mme Rodriguez, la présidente du Vénézuéla par intérim.
Néanmoins, l’un des obstacles pour les investisseurs était la présence d’un cadre existant qui donnait à la compagnie pétrolière nationale PDVSA le contrôle majoritaire sur les projets pétroliers en cours d’exploitation. Le 29 janvier, l’Assemblée nationale de Caracas a approuvé -sous la pression des Etats-Unis- une réforme de la loi sur les hydrocarbures qui ouvrira le secteur pétrolier aux entreprises privées, y compris étrangères.